Plein pot sur le rickshaw !

Prendre pour la première fois un rickshaw se révèle souvent une expérience inoubliable ! Ce véhicule emblématique de l’Inde et de l’Asie du Sud-Est, est également appelé tuk-tuk. Ce n’est ni plus ni moins qu’un scooter auquel on a greffé un pare-brise, deux roues arrière, et une cabine pour les passagers. En route !

Savoir négocier la course

Dans le chaos de la circulation indienne ou cinghalaise, le rickshaw est souvent le seul moyen de se rendre quelque part dans un laps de temps raisonnable. Il faut toutefois compter le temps nécessaire pour la négociation du prix de la course qui peut s’avérer beaucoup plus longue que le parcours lui-même. Inutile de vous égosiller à demander au conducteur de mettre le meter (le compteur) si vous en voyez un, il est très rare qu’il fonctionne. Mieux vaut rester zen et réussir à vous mettre d’accord sur un bon prix. Et si vraiment rien n’y fait, un simple coup d’œil vers la concurrence permet en principe de conclure l’affaire aussi sec.

Pouvoir négocier les virages

Mais ce petit rituel n’est rien en comparaison de ce qui vous attend. Alors qu’il a pris tout son temps pour négocier, le chauffeur ou plutôt le pilote devient tout à coup extrêmement pressé. À peine assis que l’engin démarre en trombe dans un vacarme assourdissant et se lance à corps perdu dans la circulation. Peu importe les camions, les voitures, les feux rouges, les sens interdits, les vaches, les chameaux, les motos, ou les piétons qui arrivent de toutes parts, le rickshaw fonce dans le tas !

 

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Pied au plancher et la main rivée sur le klaxon, il passe coûte que coûte en prenant tous les risques avec une audace hallucinante pendant qu’à l’arrière, secoué comme un pruneau, vous vous liquéfiez… Vous pouvez toujours essayer de fermer les yeux et attendre que cela passe, mais cela fait généralement encore plus peur ! Contrairement à ce que vous pensez, vous arrivez la plupart du temps sans encombre à destination. Question de karma !

© photo principale : Jérôme Cartegini © photos article : Jérôme Cartegini